de la trace à la ressource
un parcours d’art-thérapie en petit groupe de femmes, après un événement traumatique
A propos de ce parcours
Certaines expériences laissent des marques durables. Elles ne disparaissent pas avec le temps : elles se déposent quelque part, dans le sommeil, dans les relations, dans la façon de se regarder.
L’art-thérapie appliquée au trauma propose une autre façon de les approcher.
« De la trace à la ressource » est un parcours de sept rencontres, en petit groupe de femmes, fondé sur un protocole d’art-thérapie conçu spécifiquement pour le travail sur le trauma.
On y crée. Et une grande partie du partage se fait en silence : les créations sont posées, regardées, reçues par le groupe, sans commentaire ni interprétation. La parole vient ensuite, si elle vient. C’est le principe même de cette approche — déposer ce qui pèse sans avoir à le mettre en mots, et doser soi-même, à chaque séance, ce que l’on donne à voir.
Aucune habileté artistique n’est nécessaire.
Vous avez traversé un événement qui continue de peser aujourd’hui ?
Vous avez l’impression que votre corps se souvient de ce que votre tête voudrait oublier ?
Vous portez quelque chose que vous n’avez jamais vraiment réussi à raconter ?
Les mots vous manquent, ou ils tournent en rond ?
Vous avez déjà essayé d’en parler, sans que cela change grand-chose ?
Vous vous sentez seule avec ce que vous avez vécu ?
Vous cherchez un espace où déposer, sans avoir à tout expliquer ?
Vous êtes au bon endroit !
le protocole TT-AT :
l’art-thérapie appliquée au trauma
Ce parcours suit le protocole TT-AT (Trauma Treatment through Art Therapy), développé par Paola Luzzatto, art-thérapeute italo-américaine, à partir de dix ans de pratique clinique et d’enseignement. Il a été construit pour des personnes présentant un état de stress post-traumatique, et s’applique aujourd’hui plus largement aux suites d’expériences traumatiques.
Chacune des six séances de groupe travaille l’un des six besoins identifiés par la recherche internationale chez les personnes ayant vécu un traumatisme : la régulation des émotions, les relations aux autres, l’identité, l’approche progressive de ce qui a été vécu, son intégration, et les ressources personnelles.
Le protocole est publié dans l’International Journal of Art Therapy et pratiqué aujourd’hui en Tanzanie, en Zambie, au Royaume-Uni et en Italie.
comment se déroule le parcours ?
Six séances de groupe de deux heures, organisées en trois temps.
1. Se renforcer
Les premières séances ne touchent pas au trauma. Elles servent à construire ce qui permettra de l’aborder : retrouver ses appuis, ses ressources, un sentiment de sécurité dans le groupe.
2. Aborder ce qui a été vécu
Le cœur du parcours. On approche progressivement, par la création et le symbole, ce qui a laissé une trace. Chacune avance à son rythme et décide de ce qu’elle partage, le plus souvent sans mots.
3. Revenir au présent
Les dernières séances ramènent vers aujourd’hui : ce qui a changé, ce qui tient, ce sur quoi s’appuyer désormais.
Puis un temps individuel
Le cycle se termine par une séance individuelle. Nous reprenons ensemble l’ensemble de vos créations, étalées devant vous. C’est souvent le moment où le chemin parcouru devient visible, celui qu’on ne perçoit pas d’une séance à l’autre. Nous regardons aussi ce dont vous avez besoin pour la suite.
le cadre
Un groupe fermé de 4 à 6 femmes. Les mêmes personnes du début à la fin. Cela crée une confiance qu’un groupe ouvert ne permet pas.
La confidentialité. Ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe.
Votre rythme. Vous partagez ce que vous souhaitez, quand vous le souhaitez. Personne n’est tenue de raconter quoi que ce soit.
Le partage se fait souvent en silence. Les créations sont posées, regardées, reçues. Sans commentaire, sans interprétation. La parole vient ensuite, si elle vient.
Le matériel est fourni. Dessin, peinture, écriture, collage, …
Bienfaits possibles
retrouver un sentiment de sécurité intérieure
mettre à distance ce qui envahit
se sentir moins seule avec ce qui a été vécu
reprendre confiance dans son propre jugement
retrouver de la place pour le présent
découvrir des ressources qu'on ne se savait plus
déposer sans avoir à raconter
se réapproprier son histoire
en pratique
quand
Cycle d’automne, démarrage dès septembre 2026. Le jour et l’horaire sont fixés avec le groupe lors des entretiens préalables, pour que les six participantes puissent tenir l’ensemble du parcours.
durée
6 séances de groupe de 2 heures, plus une séance individuelle de clôture. Soit 13 heures d’accompagnement.
où
Au Petit Atelier
Avenue du Carroz 12
1110 Morges
combien de participantes
4 à 6 femmes
Tarifs et remboursements
520 CHF le cycle complet (7 rencontres, matériel compris)
Ayant le label de qualité RME, les séances d’art-thérapie sont remboursées par la plupart des assurances complémentaires. Merci de contacter votre assurance pour en connaître les modalités.
Le tarif ne doit empêcher personne de participer : paiement échelonné ou arrangement possible, parlons-en à l’entretien préalable.
Questions fréquentes
Dois-je raconter ce qui m'est arrivé ?
Non. Une grande partie du partage se fait d’ailleurs en silence : on pose sa création, le groupe la regarde, elle est reçue, sans que rien ne soit expliqué. La parole vient ensuite, si vous le souhaitez. Certaines participantes parlent beaucoup, d’autres presque pas. Les deux fonctionnent.
Je n'ai jamais dessiné, ni peint. Est-ce que je peux venir ?
Oui. Il ne s’agit pas de faire de belles images, et personne ne juge ce que vous produisez. L’absence d’habitude est parfois même un avantage : moins de réflexes, moins d’exigence envers soi.
Est-ce que je vais devoir entendre les histoires difficiles des autres ?
Beaucoup moins que vous ne l’imaginez. Le partage est en grande partie silencieux, et le travail passe par la création et le symbole plutôt que par le récit. Le cadre est posé dès la première séance et je veille à ce qu’il tienne. Si un partage devient trop lourd pour le groupe, c’est mon rôle d’intervenir.
Est-ce que cela remplace une psychothérapie ?
Non. Ce parcours vient en complément d’un suivi, il ne s’y substitue pas. Si vous êtes suivie par un ou une thérapeute, nous en parlons lors de l’entretien préalable. Si vous ne l’êtes pas, nous regardons ensemble si c’est le bon moment.
Et si je manque une séance ?
Le protocole est séquentiel : chaque séance s’appuie sur la précédente, et le groupe est fermé. Une absence ne se rattrape pas en groupe. Si cela arrive, nous pouvons prévoir un temps individuel de reprise avant la séance suivante.
Et si je me sens mal pendant ou après une séance ?
Le protocole est construit précisément pour éviter d’ouvrir plus que ce qui peut être refermé dans le temps de la séance. Vous pouvez me joindre entre les séances, et la séance individuelle de clôture sert aussi à cela.
Comment savoir si ce groupe me convient ?
C’est l’objet de l’entretien préalable. Nous nous rencontrons en personne ou par téléphone, sans engagement, et nous décidons ensemble. Il m’arrive de dire qu’un parcours en individuel serait plus indiqué à ce moment-là.